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Samedi 15 mars 2008
Quand une personne est malade, elle est quelquefois épuisée dans la tête. Parfois elle supporte cet ennui depuis très longtemps. On a peut-être déjà prié pour cette situation : une, deux ou trois fois, voire plus, mais toujours  sans succès. Certaines personnes ont déjà fait le tour des réunions de guérison et de délivrance, d’autres ont croisé tous les « grands » hommes de Dieu qui leur sont passés sous la main. Après autant d’échec, il est naturel que le maladif se pose des questions, par exemple sur la volonté de Dieu de le guérir !
Quand je rencontre un malade, je l’écoute un moment sans rien dire : il doit me dire de quoi il souffre, et ce qu’il ressent. Pour ne pas le fatiguer, je lui donne quelques minutes. Mais pendant qu’il s’exprime, je fais un énorme travail à l’intérieur de mon cœur :
I. Le travail que je dois faire sur moi-même

A. Je refuse de me concentrer sur les symptômes de la maladie
Dans ma chair, je prends la maladie au sérieux, mais dans mon esprit, je refuse de regarder à cela, sinon je paniquerai. 
Si dans votre coeur vous craignez d'échouer dans la prière de guérison, vous risquez vraiment d'échouer (Job 3.25), sauf si Dieu a compassion de vous.  La douleur est normale dans la sphère de la chair; mais dans celle de l'esprit, il n'en est pas le cas. Quand le malade gémit, il est dans la sphère du corps, ce qui est tout à fait normal. Mais vous ne devez pas voir les choses de la même façon que lui. Si vous voulez réussir dans la prière, vous êtes obligés de travailler au niveau de votre esprit: ne prêtez pas attention à ce que vous voyez ou entendez. Oubliez les pleurs et les cris du malade, si possible calmez-le. Car si vous paniquez aussi, la séance de prière tournera au fiasco !

B. Je dois fixer directement mon esprit sur Dieu, dans une attitude de prière
 
Pendant que le malade s'exprime, je prie le Seigneur au fond de mon coeur, afin qu'Il me donne des directives claires sur la façon de prier pour le malade. La Bible dit que le Saint-Esprit est venu pour nous conduire dans toute la vérité: Il prend des informations chez le Seigneur Jésus-Christ et nous les transmet (Jean 16.13-15). Nous devons procéder de cette façon avant de prier pour un malade.
La Bible dit que les conseils de Dieu apportent la vie et la santé du corps (Proverbes 4.20-22). Le texte précise qu'il faut les garder au fond du coeur, et non pas les laisser tomber dans l'oubli. C'est dans une attitude de prière que nous pouvons capter les orientations du Seigneur.
Quand Dieu parla à Abraham, celui-ci entendit clairement la voix du Seigneur; ensuite il obéit sans discuter: il partit sans savoir où il allait (Hébreux 11.8). Quand on vous demande de prier pour un malade, vous ne savez pas encore comment Dieu va travailler dans cette situation. Mais dès qu'Il se révèle clairement, il n'y a plus à tergiverser: même si vous ne voyez encore rien, foncez comme Abraham, et Dieu vous honorera votre foi.

C. Je prends systématiquement le contrôle de mes propres pensées
La Bible dit que les raisonnements, les arguments compliqués et les pensées rebelles sont des barrières contre la véritable connaissance de Dieu (2Cor 10.3-5).
Un jour que Jésus-Christ accompagnait Jaïrus afin de prier pour sa fille malade, une délégation débarqua pour annoncer que l'enfant était décédée, qu'il n'était plus nécessaire de déplacer le Seigneur. La Bible dit que Jésus-Christ refusa de tenir compte de ces paroles (Marc 5.35-36) : Il encouragea le père et continua jusqu'à ressuciter la fillete. Pourquoi Jésus-Christ avait-il réussi? Parce qu'Il avait pris autorité sur Ses propres pensées. En tant que disciples, nous devons faire pareil aujourd'hui. Nous devons refuser que notre raisonnement et nos pensées bloquent la manifestation de la gloire de Dieu.

D. Je change de vision dans mon cœur, sur l’état de santé du malade 
Quand Jésus-Christ arriva chez Jaïrus, Il dit que la fille n'était pas morte mais endormie. Les gens se moquèrent de Lui, mais Il ne changea pas de vision dans Son coeur: Il se pencha sur la décédée, et Lui parla comme si elle était effectivement endormie (Marc 5.35-42). Et le miracle se produisit.
Cette attitude est un bon exemple à suivre pour nous qui sommes appelés à prier pour les malades. Puisque Dieu m’a déjà clairement dit ce qu’Il veut faire, je dois travailler mon cœur à lui faire accepter la volonté de Dieu.
Lorsque Moïse a décidé d'affronter Pharaon, il fut fortifié parce que son esprit percevait clairement la présence de Dieu, et Sa grande puissance en activité dans l'invisible (Hébreux 11.26-27). Avec cette vision intérieure, il n'avait peur de rien ni de personne. Les menaces de Pharaons n'avaient aucun effet sur lui, c'est pourqoi il a réussi dans sa mission de libérateur du peuple Hébreu. 
Dans le même sens, nous devons capter dans notre esprit, la bonne fréquence des miracles. Dès que cela est fait, plus rien ne nous arrêtra dans la prière.
 
Par Evangéliste César B. Boutimba - Publié dans : guérison divine - Communauté : Plein Evangile
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