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A/ ma façon de lutter contre mes propres péchés
Un jour
l’apôtre Paul a évalué l’état de son cœur. Son intelligence voulait pratiquer la loi de Dieu, mais le corps préférait la loi du péché. Il était comme enfoncé dans un bourbier, chaque tentative
pour se libérer le condamnait davantage. Se voyant complètement fini, il cria au secours. Voici comment lui-même décrit sa situation intérieure :
Romains 7.21-25
21 Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur;
23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres.
24 Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?...
25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur!... Ainsi donc, moi-même, je suis par l'entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché.
Paul était sincère avec lui-même. Il avait le courage d’examiner sa marche avec le Seigneur. Il cherchait à découvrir le vrai problème et identifier le remède approprié.
Paul se sentait embrouillé. Au lieu
d’avancer il avait l’impression de reculer. Le péché travaillait en lui comme une maladie inguérissable.
Abîmé, abattu et impuissant, il refusait cependant de mourir. Il fallait rapidement le médecin chevronné pour son type de mal. Alors il cria au secours. Chose merveilleuse, il trouva le
meilleur de tous les médecins : « Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre
Seigneur!... »
Les experts en Croissance de
l'Eglise expliquent le réveil spirituel comme étant une prise de conscience de la présence de Dieu. Le royaume de Dieu à notre époque, c'est Dieu qui travaille dans le cœur de Ses enfants
(Luc 17.21). Le premier critère du royaume de Dieu est la repentance. Un homme de réveil sait pratiquer la repentance. Nous devons doit être capables de disséquer
chacun son propre cœur, sous la conduite du Saint-Esprit.
Comme l’apôtre Paul, examinez-vous en profondeur. Soyez francs et ne vous attendez pas à des choses correctes. Cette épreuve est
désagréable mais indispensable. En dehors de Jésus-Christ, Dieu n’a jamais utilisé des parfaits, mais toujours des perfectibles. Si vous sous-estimez
vos maladies spirituelles, elles vous anéantiront et tout le monde saura. Laissez le Saint-Esprit inspecter votre âme, et acceptez de vous soigner.
B/ ma façon de vivre en église
Un jour Paul a écrit une lettre sévère à l’église de Corinthe. La communauté vivait dans une volupté propagée, au point qu’un membre habitait maintenant avec la femme de son propre géniteur (1Cor 5.1-2). Ce qui choquait l’apôtre était la passivité des bergers (v.2). Ils savaient pourtant que la Loi de Moïse interdisait cela (Lév. 18.8). Même les législations païennes, quoique libertines, proscrivaient une telle horreur (1Cor. 5.1). Comment donc les ecclésiastiques avaient-ils toléré cette répugnance ?
Au début, Paul avait envoyé écrit pour leur imposer la conduite à tenir (1Cor. 1.3-8). Comme ils ne s’étaient pas exécutés, l’apôtre rédigea maintenant un billet plus salé, où il sacquait vraiment cette église.
Ayant appris que la lettre avait commencé par affliger, Paul regretta d’avoir parlé de la sorte. Mais après, de meilleurs échos parvinrent : les chrétiens avaient réétudié le pamphlet, reconnu leurs fautes et s’étaient repentis de leurs péchés. Voici comment l’apôtre a réagi à cette bonne nouvelle :
2 Corinthiens 7.8-9
Quoique je vous aie attristés par ma lettre, je ne m'en repens pas. Et si je m'en suis repenti -car je vois que cette lettre vous a attristés, bien que momentanément –
Je me réjouis à cette heure, non pas de ce que vous avez été attristés, mais de ce que votre tristesse vous a portés à la repentance; car vous avez été attristés selon Dieu, afin de ne recevoir de notre part aucun dommage.
Quand sa lettre avait découragé les chrétiens, Paul se reprocha d’avoir été si dur. Quand les choses finirent par s’arranger, il se senti rassuré. Les émotions de l’apôtre dépendaient de la tournure des événements. Il n’était pas sûr d’avoir bien agi et s’examinait devant Dieu.
Gérer une église locale n’est pas facile. Le pasteur doit présenter un bon témoignage et une bonne gouvernance. Il doit se comporter comme conseiller, sentinelle, enseignant et ami. Vous ne le savez peut-être pas, mais au moins un membre dans votre église est un vrai casse-tête pour le pasteur. Même dans un système collégial, il y a toujours un leader qui encadre les autres. Vous devez soutenir votre pasteur dans la prière : qu’il s’examine chaque jour devant Dieu.