Lundi 10 décembre 2007
Chaque fois que Yâ Rachel ma grand-mère en avait l’occasion, elle faisait
les 50 Kms à pied par la forêt vierge pour rendre visite à sa sœur aînée qui se trouvait à la station missionnaire de l'alliance chrétienne à
Bongolo.
Elle écoutait l’évangile pendant des semaines, puis rentrait chez elle prêcher durant des mois. Ensuite elle repartait à la mission écouter à nouveau, puis elle revenait prêcher encore et encore.
Elle écoutait l’évangile pendant des semaines, puis rentrait chez elle prêcher durant des mois. Ensuite elle repartait à la mission écouter à nouveau, puis elle revenait prêcher encore et encore.
Elle a vécu ce circuit au cours de très longues années. L’évangile a pénétré les hommes et les traditions. Beaucoup se tournaient vers le Seigneur, d’autres s’engageaient même à
Le servir.
Un jour à la mission, alors que Yâ Rachel n’était pas encore
Mais le pasteur la rassura : « J’ai une bonne nouvelle venant de Dieu Lui-même ».
Et il transmit la prophétie.
Alors qu’elle quittait la mission, le catéchiste resté dans son village eut lui aussi une vision. Dieu lui disait : « Dès que Rachel sera rentrée de la mission, vas lui dire que J’ai choisi un de ses fils pour être mon serviteur ! »
revenue de son village, le Pasteur Donald Fairley eut une
vision de Dieu : « La prochaine fois que la dame vient chez Salomon, dis-lui que j’ai choisi un de ses fils pour devenir mon
serviteur ». Alors qu’elle quittait la mission, le catéchiste resté dans son village eut lui aussi une vision. Dieu lui disait : « Dès que Rachel sera rentrée de la mission, vas lui dire que J’ai choisi un de ses fils pour être mon serviteur ! »
Et quand elle revint, une grande surprise languissait depuis des jours et des
jours. Le pasteur Jules la fit appeler et lui répéta la révélation divine. C’est alors qu’elle
compris
que l’affaire était bien résolue dans le cœur de Dieu. Aussitôt elle en parla avec sa
famille.
Le problème était maintenant de savoir lequel de ses fils ? Car selon la compréhension de l’époque, tous les enfants issus du foyer polygame étaient ses enfants. Un fils appelait chaque épouse de son père ‘’maman’’. Bien plus encore, tous les enfants de ses sœurs, de ses frères, cousins et même de ses beaux-frères étaient logiquement ‘’ses’’ enfants. Alors comment savoir ?
Le problème était maintenant de savoir lequel de ses fils ? Car selon la compréhension de l’époque, tous les enfants issus du foyer polygame étaient ses enfants. Un fils appelait chaque épouse de son père ‘’maman’’. Bien plus encore, tous les enfants de ses sœurs, de ses frères, cousins et même de ses beaux-frères étaient logiquement ‘’ses’’ enfants. Alors comment savoir ?
Sans réfléchir, une bonne partie de mes oncles se jeta dans l’affaire. Malheureusement les choses se gâtèrent. Le premier devint polygame, parce que sa première épouse n’était pas fertile. Le deuxième ne faisait même pas semblant d’être chrétien. Le troisième passait son temps dans la ‘'niôle’’ (boisson) et le tabac. Le quatrième aimait les ‘ngangas’ (guérisseurs animistes). Un jour on l’a pincé derrière la maison avec un nganga. Le cinquième était très belliqueux : il menaçait carrément les blancs avec un fusil! Toute la
rangée des ‘’fils’’ à ma grand-mère fut exclue sans regret de l’école biblique. Chacun d’eux retourna
faire ‘’autre chose’’. Certains devinrent de très bons enseignants. D’autres furent d’excellents cultivateurs … Mais une question brûlait les lèvres de la grand-mère : Où sont donc passées les prophéties ? Quelle humiliation !
Et puis
je suis né, dans une autre époque. Et puis la même Yâ Rachel vint à
Ndéndé s’occuper de moi. Et puis à la mort du grand-père, nous restâmes à la charge de mes oncles enseignants, pendant que maman
poursuivraient les études. Nous avons beaucoup
voyagé entre les malles des instituteurs. Mais la grand-mère était là chaque jour pour me partager l’évangile. Mon coeur bouillonait de feu à l'écoute de tous ces récits alpitants des Ecritures.
En
1980, une prophétie est sortie de la bouche d’Edmond Ehinon, un diplomate ivoirien en poste au
Gabon. Elle s’adressait à ma mère et à ma grand-mère. Nous étions à genoux pour prier vers 6h du matin : ma grand-mère, ma mère, mon petit frère & moi. Nous étions fléchis, au milieu d’un rassemblement de gens remplis du Saint-Esprit. La puissance
de Dieu était dans l’air. Pour la première fois de ma vie, les mains me "brûlotaient" pendant la prière. C’est alors que Monsieur Edmond Ehinon posa les mains sur moi et fit cette déclaration : « Ainsi parle le Seigneur : j’ai choisi ce garçon pour devenir mon serviteur. Je le ferai
voyager à travers les nations pour annoncer ma parole avec la puissance du Saint-Esprit… »
Je n’y comprenais rien, je ne savais même pas de quoi on parlait.
Je dévorais tout ce qui me tombait sous la main comme livre, magazine ou bande magnétique.
Très vite, l’onction prophétique a commencé à couler sur ma vie. Grâce à l'encadrement spirituel de ma mère, je voyais et entendais des choses qui se réalisaient…
Très vite, l’onction prophétique a commencé à couler sur ma vie. Grâce à l'encadrement spirituel de ma mère, je voyais et entendais des choses qui se réalisaient…
En 1982, je ne me souvenais pas de la prophétie du diplomate. Le pasteur oland Bowman, un missionnaire, a prêché sur l’urgence d’annoncer la Bonne Nouvelle.
Il a présenté la situation des pécheurs dans des milieux très reculés de la civilisation. Pendant qu’il parlait, assis à côté de ma mère, je pleurais silencieusement. Alors quand il a dit : « Qui veut être envoyé par le Seigneur ? »
Il a présenté la situation des pécheurs dans des milieux très reculés de la civilisation. Pendant qu’il parlait, assis à côté de ma mère, je pleurais silencieusement. Alors quand il a dit : « Qui veut être envoyé par le Seigneur ? »
J’ai automatiquement levé ma main. Ma mère l’a baissée sur-le-champ. Elle m’a grondé :
« Quand on ne sait pas de quoi les gens parlent, on ne lève pas la main ! »
Tout ceci était nouveau pour moi. Aucun pasteur
n’avait prié ainsi ni manifesté ce genre de choses devant moi. Mais la présence de ma mère te de ma grand-mère suffisait pour
me conserver la paix totale.
Seulement depuis ce jour, maman a commencé à me faire assister à toutes les réunions d'église : prière, veillées de prière, jeûne & prière, chorale, mouvement des femmes, des jeunes, retraites spirituelles, croisades d'évangélisation, etc.
En effet maman n'avait jamais conçu que son fils soit autre chose qu'un laïc consacré à l'oeuvre de Dieu.
Le 1er novembre 1991, alors en classe de 1ère, je pris toute la journée pour jeûner et prier à l’église. Alors que j’étais agenouillé devant Dieu, je suis tombé sur le sol et Dieu m’a montré une vision. J’étais
au-dessus du temple. Les gens sortaient joyeusement
du culte de dimanche et se dirigeaient vers le portail de la
mission. Quand ils franchirent le portique, je vis quelque chose d’horrible : pendant que le petit groupe de chrétiens sortaient joyeusement, des gens à l’infini étaient de l’autre côté de la barrière,
dans la misère et le péché. J’ai crié d’affolement devant ce que je
voyais. Et c’est là
qu’une voix me dit : « Je t’appelle à ouvrir les portes de l’église en faveur
de l’humanité ».
Il me rappela aussi le texte de Jérémie 1.4-10. Depuis ce jour, j’ai résolu d’identifier clairement les choses auxquelles Dieu m’a appelé. Tant que ma vocation, mon
ministère et le message que Dieu veut que je prêche n’étaient pas limpides, je ne bougerais
pas.
Ainsi il m’a fallu attendre 1998 pour céder à la voix de Dieu.
Le temps de découvrir que le Seigneur m’utilise dans trois ministères. l’évangélisation, l’enseignement et la prophétie.
Ce sont donc les trois ministères que j’exerce actuellement.
Quand Yâ Rachel vint comme à l’accoutumée, une étonnante nouvelle l’attendait: le chef de tous les missionnaires voulait croiser ! Elle trembla de tout son cœur : ai-je péché contre Dieu ? Aurait-il appris quelque chose de mauvais sur moi ?